
Journal du Textile n°1933 page 42, octobre 2007. Articles de Sophie Bouhier de l’Ecluse.
J’ai reproduit ci-dessous quelques extraits afin d’en faciliter la lecture sur écran, le scan complet est disponible sur notre compte FlickR.
La “couveuse” Les Ateliers de Paris a soufflé sa première bougie
la structure dédiée aux métiers de la création lancée par la Boutique de Gestion de Paris a déjà fait éclore quelques « entrepreneurs à l’essai ».
Les Ateliers de Paris on soufflé leur première bougie en juin dernier. Un anniversaire qui permet déjà de dresser un bilan de démarrage de la « couveuse d’entreprises », dédiée aux métiers de la création, mise en place au même moment et accueillie par cette structure. « La Boutique de Gestion de Paris s’est toujours occupée des métiers de la création, mais avec l’ouverture de cette antenne spécifique, il s’agissait d’officialiser un état de fait et d’accompagner les potentiels créatifs les plus importants. Par ailleurs, notre présence aux Ateliers de Paris nous permet d’avoir un lieu bien identifié et pas n’importe lequel, puisqu’il autorise des synergies intéressantes », remarque Anne-Laure Bouhadef, qui dirige la couveuse « métiers de la créations » depuis six mois (prenant la relève de Gérald Gallou).
Comme les autres couveuses du réseau, cette antenne, animée par une équipe de la Boutique de Gestion de Paris, permet aux « entrepreneurs à l’essai » de tester leur activité, en utilisant un numéro d’immatriculation qui leur est prêté, et sans avoir à créer aussitôt leur entreprise. Des contrats d’objectifs, d’une durée de trois mois renouvelables jusqu’à deux ans, sont ainsi établis entre la couveuse et les porteurs de projet. Ceux-ci bénéficient d’entretiens individuels avec les spécialistes de la couveuse et d’ateliers de formation portant sur le marketing, la gestion ou la communication. [...]
Un réseau Intranet permet enfin aux « couvés » de communiquer à travers leur propre page, ouverte à la consultation extérieure, d’accéder à un service de facturation et comptabilité, enfin de dialoguer et d’échanger entre eux. Au premier semestre 2007, parmi les 50 porteurs de projets, 11 ont obtenu un accompagnement, venant s’ajouter aux 18 déjà couvés depuis 2006. Avec un fort tropisme dans le secteur de la mode, puisque, parmi ceux-ci, 51% évoluaient dans le prêt-à-porter et 28% dans la bijouterie et les accessoires de mode. Au total, pendant les six premiers mois de 2007, 1500 heures de formation collective et individuelle ont ainsi été dispensées aux couvés. [...]
Pour leur part, Lucille Saliou et Anthony Masure, deux jeunes dipômés d’un DSAA Mode et Environnement de l’école Duperré, bénéficient à la fois des services de l’incubateur des Ateliers de Paris depuis septembre 2006, et de la couveuse « Métiers de la Création » depuis mai 2006. Ce qui leur a permis de mûrir leur projet d’activité dans les Bijoux Fondus. « Avant d’intégrer la Couveuse, nous adhérions à la Maison des Artistes, qui ne nous apportait aucun service et qui nous a coûté un millier d’euros d’impôts. Avec la couveuse, nous avons eu un numéro d’immatriculation et pu tester notre activité sans charges sociales et sans impôts, constate Anthony Masure. Nous avons aussi bénéficié d’un suivi individuel, de nombreuses formations, et d’outils en ligne Intranet pour la facturation et les devis. De son côté, l’incubateur nous a permis d’accéder à un local, mais aussi à des formations. » Amené à quitter l’incubateur, le jeune couple s’apprête à créer sa propre société, baptisée Molusk. Il a d’ores et déjà trouvé un lieu d’accueil pour cette dernière : une pépinière d’entreprises de la mairie de Montreuil.
Les Ateliers offrent de nombreux services
En raison de la présence de squatteurs, le démarrage des Ateliers de Paris – situés dans l’ex-immeuble de cinq étages de Jean-Paul Gauthier avait pris plus de temps que prévu. Cependant, depuis juin 2006, les différents services de ce lieu – voulu par la mairie de Paris et dédié aux métiers de la création (art, mode et design) – sont tous opérationnels.
Offrant tout d’abord un hall d’exposition et un guichet d’orientation et d’information pour les jeunes créateurs souhaitant être guidés dans leurs démarches et s’informer sur les dispositifs d’aide à la création d’entreprise. Les Ateliers proposent aussi de nombreux services (formation ou conseil) pour les aider à concrétiser leurs divers projets, y compris en matière de création d’entreprise.
Les Ateliers de Paris disposent aussi d’un « incubateur », une résidence pouvant accueillir, durant une période de six mois renouvelable une fois, de jeunes diplômés d’art, de mode ou de design, mais aussi des personnes en reconversion professionnelle ou des collectifs de créateurs, le temps de les accompagner in situ dans leur création d’entreprise.
Parmi les six résidents actuels, quatre évoluent dans le secteur de la mode et des accessoires : Fatou Kébé, créatrice d’une ligne de lingerie-bijoux, Cyrine Hayouni (collection de sacs en cuir et toile), Mylinh Nguyen (bijoux en métal), enfin, Lucille Saliou et Anthony Masure (bijoux en plastique fondu). [...]
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Notes d’Anthony : Petites précisions sur la Maison des Artistes pour laquelle mes propos ont été légèrement raccourcis; qui n’est pas adaptée aux créateurs de bijoux en raison du caractère utilitaire des objets produits. Ceci étant, cette structure peut tout-à-fait être adaptée pour d’autres types d’activité.